Affichage des articles dont le libellé est David Foenkinos. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est David Foenkinos. Afficher tous les articles

dimanche 30 novembre 2014

{ Livre } : "Je vais mieux", de David Foenkinos


      Poursuivant dans ma lancée littéraire de David Foenkinos, je me suis récemment laissée tenter par "Je vais mieux" de l'auteur.








"Un jour, je me suis réveillé avec une inexplicable douleur dans le dos. Je pensais que cela passerait, mais non. J'ai tout essayé... J'ai été tour à tour inquiet, désespéré, tenté par le paranormal. Ma vie a commencé à partir dans tous les sens. J'ai eu des problèmes dans ma vie professionnelle, dans mon couple, avec mes parents, avec mes enfants. Je ne savais plus que faire pour aller mieux... Et puis, j'ai fini par comprendre."






      J'ai tout d'abord ressenti quelques difficultés à commencer ce roman, au début. La première partie du livre m'a semblé quelque inintéressante, même si elle est primordiale pour la suite du récit. J'ai tout de même persévéré dans ma lecture, après avoir longuement hésité à l'interrompre. Et, je n'ai finalement pas regretté ce choix, dans la mesure la suite du récit m'a davantage plu, et s'est révélée plus intrigante.

Dans la première partie, j'ai vraiment eu du mal à retrouver le style de l'auteur, ce charme qui caractérise ses récits, et l'engouement que j'ai pu éprouver dans mes précédents lectures des romans de David Foenkinos. En effet, le personnage principal m'a paru vraiment agaçant, dans la mesure où son mal de dos devenait un psychose pour lui, ce qui faisait apparaître un côté hypocondriaque, donc m'est devenu progressivement très irritant. 

Toutefois, la suite du récit est progressivement devenue plus intéressante. J'ai de nouveau retrouvé le style et le thème que David Foenkinos tient tant à évoquer : celui du couple, celui de l'épanouissement personnel, celui de l'auto-inquisition. Dans les dernières parties du roman, l'auteur donne un côté beaucoup plus psychologique à son roman, comme il s'attache à le faire dans tous ses romans, et qui révèle bien son propre style littéraire.
En effet, le personnage principal s'interroge beaucoup sur les raisons de son mal de dos, et va vite s'apercevoir que cela est du à diverses conséquences psychologiques
Par ailleurs, il s'aperçoit que l'écroulement de sa vie qui résulte de ce mal de dos, est en fait une chance pour lui. Il va ainsi pouvoir se remettre en question, s'interroger sur sa vie, et sur son réel bonheur. 

Tout est question de hasard, lequel va lui permettre de se "débloquer" physiquement, comme moralement, et lui tendre des occasions pour se ressaisir, et donner un seconde chance à sa vie, à son bonheur.

De ce mal de dos, qui va l'entraîner dans une sphère infernale, va découler une nouvelle vie amoureuse, une nouvelle vie professionnelle, et une nouvelle vie familiale.
Son mal de dos lui a ainsi révélé le mauvais côté de sa vie, la lassitude profonde de sa vie familiale, et l'engrenage ennuyant de son quotidien. Il va avoir l'occasion de s'apercevoir de l'inexistence de son bonheur, et de son inconsistance personnelle, puisque durant toute sa vie, il n'était pas vraiment lui-même, restant un être "mou".

      Ce roman donne en quelque sorte une leçon au lecteur : celle de saisir toutes les opportunités que la vie peut nous offrir.  Il faut en effet provoquer la chance, et non l'attendre. Parallèlement, l'auteur nous montre que la vie n'est pas si fatale qu'elle peut paraître à certains égards, et qu'elle peut vite se retourner en notre faveur.  
Il ne faut, par ailleurs, pas être défaitiste, mais qu'au contraire, les coups durs de la vie nous donnent la possibilité de nous remettre en question, et d'avoir une nouvelle chance pour corriger nos erreurs.

L'auteur s'est ainsi rattrapé sur la suite de l'intrigue, même si j'ai été déçue par cette grande première partie (j'aurais, en effet, pu abandonner ma lecture, et rester sur une très mauvais appréciation de ce roman ?! question de hasard pour moi aussi ?!).  Je ne suis pas aussi enchantée par ce roman, contrairement à d'autres du même auteur, mais je ne regrette tout de même pas d'avoir persévéré dans ma lecture. 




Sur la même lignée, je vous conseille également du même auteur "En cas de bonheur", et "Souvenirs".



Bisou Bisou, Camille 

mercredi 19 novembre 2014

Petit bonheur livresque : "Les souvenirs", de David Foenkinos

      Je partage avec vous une de mes lectures favorites du mois d'octobre, à savoir "Les souvenirs", de David Foenkinos. J'avais déjà lu avant lui, "En cas de bonheur", "Les coeurs autonomes", et "La délicatesse", et je me suis donc lancée dans un autre roman de cet auteur.







" «Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là.» David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques."





      Dans ce roman, il est question des souvenirs que le narrateur expose, au sujet de son grand-père décédé, de sa grand-mère et de sa propre vie en général. Il émet beaucoup d'interrogations sur les relations qui existent entre les membres de sa famille, notamment le fait qu'entre lui et son propre père, cela a toujours été tendu, distant, alors qu'avec son grand-père, les relations étaient beaucoup plus faciles et plus légères. 
Parallèlement, le narrateur réfléchit à sa propre vie, que ce soit sa vie sentimentale, sa position de fils et de petits-fils.
L'auteur, ici, met en évidence toutes les difficultés contemporaines que nous pouvons éprouver, toutes les interrogations qui nous traversent, notamment en ce qui concernent les relations familiales, les relations sentimentales, les conséquences de certains traumatismes, et les bien faits d'une remise en question.

J'ai retrouvé dans "Les Souvenirs", le même état d'esprit que celui de "En cas de bonheur", avec des interrogations à la fois psychologiques, moralisatrices, pour lesquelles nous pouvons nous sentir personnellement concernées, et qui je dois l'avouer, font du bien au moral.

      Ce roman est un peu une remise en question de nous même, de notre façon de se comporter vis-à-vis des autres, de nos ressentis, nos préjugés, mais sans pour autant tomber dans la culpabilité , ou l'accusation.  David Foenkinos est très délicat et quelque peu raffiné dans sa façon d'écrire, qui fait que le lecteur se fond dans le récit, et se confond avec le narrateur. (je me suis même demandée si ce roman n'avait pas un aspect autobiographique, tellement on a l'impression qu'il s'agit des souvenirs de David Foenkinos _ ? ).

      Cette lecture m'a été très agréable, voire même m'a paru chaleureuse. Elle me semble parfaite pour ces journées d'hiver, sous un bon gros plaid et une tasse de thé (de café, de chocolat, tout tant que c'est chaud !).

Sur la même lignée, je vous conseille également "En cas de bonheur", qui m'a énormément plu.


Bisou Bisou, Camille